Ce blog a été créé pour parler surtout des individus et de la société en général à travers des thématiques qui y sont rattachées, c'est à dire le volontariat, le bénévolat, l'aide humanitaire, l'éducation, etc.
mercredi 13 juillet 2022
Burkimbila et fier, ma patrie ou la mort
mercredi 17 novembre 2021
Quel Burkina Faso pour les générations prochaines?
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| Photo d'illustration |
L'Afrique a mal, le Burkina Faso a mal et souffre le martyr. Pourquoi tant de haines envers son prochain? La question reste posée.
Loin d'être un article comme j'aime l'écrire, je prend difficilement ma plume pour m'exprimer sur la situation sécuritaire actuelle au Burkina Faso.
Dans mon précédent article, je faisais cas de la situation délétère des Personnes Déplacées Internes (PDIs) dont le nombre est sans cesse croissant et des actions que nous devons mener pour leur autonomisation.
De l'ordre de 450 au début des conflits, ils sont des millions a trouver refuge dans des camps sous des abris de fortunes, exposés à toute sorte de danger, et là même ils ne sont toujours pas en sécurité.
Combien seront-ils en 2022,2025, 2030 si ce fléau persiste? Sachez bien que tous sans exceptions seront des déplacés, cette fois ci externes, vu que nul part nous serions en sécurité.
J'aime ce slogan qui rime bien <La vie est un combat>, lequel combat signifie se battre pour un lendemain meilleur. Ce combat s'est transformé de nos jours à ôter la vie d'autrui sans aucune raison valable. Et, vous, comme moi connaissons les causes de telles actes.
Organiser des marches pour réclamer l'amélioration de la situation sécuritaire et la démission du parti au pouvoir sont des actes salutaires certes, mais qu'en est-il de notre responsabilité dans la perpétuation de ce fléau ? Déjà nos actions en disent long sur nous-meme. Nous véhiculons des informations de sources non vérifiées qui causent la psychose au sein de la population et surtout nos propos que je qualifierai d'extravagants sur les réseaux sociaux participent à dégrader la situation. Nous devons commencer déjà à nous attaquer à ces problèmes pour arriver à booter ce fléau hors de nos contrées.
Je reste optimiste que vous qui me lisez alliez prendre des actions concrètes dans votre environnement immédiat afin de ne pas donner plus de terrain aux actes extrémistes qui mettent en mal notre bon vivre ensemble.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso et l'Afrique toute entière.
mercredi 28 avril 2021
"Je suis déplacé interne"
Le Burkina Faso, pays des Hommes intègres est depuis 2015 la cible des attaques des forces extrémistes. Le terrorisme conjugué à la pandémie du covid-19 sont des problèmes supplémentaires qui viennent se greffer à la faim qui est récurrent dans certaines zones le pays.
Selon le rapport du Conseil National de Secours d'urgence et de Réhabilitation (CONASUR) publié en Aout 2020: "Plus d'un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison du regain de violence au Burkina Faso.Ce chiffre représente une augmentation de 100 pour cent par rapport au début de l'année 2020, lorsque le Burkina Faso comptait quelque 450 000 déplacés internes. "
Abibatou Wane, chef de mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burkina Faso affirme que: « Une personne sur 20 est aujourd'hui déplacée à l’intérieur du Burkina Faso. Ce chiffre est alarmant. La majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants, et leurs besoins sont énormes, surtout pendant la pandémie de COVID-19 qui a bouleversé une crise humanitaire déjà complexe et multidimensionnelle »
Face a cette situation, quelle a été la réaction de l'appareil étatique Burkinabè , des organismes privés de développement et même des volontaires nationaux?
Aux premières heures du constat des cas de premiers déplacés internes, la première réaction de l'appareil étatique a été l'aide humanitaire d'urgence. Le ministère en charge de la solidarité a mené des actions en faveur de la prise en charge de ses personnes qui ont du délaissé leur villages, parfois n'ayant rien emporter avec eux a cause de la brusquasse des évènements pour se retrouver dans des endroits inconnus. Au nombre desdites actions on peut citer entre autres la mise en place des abris sous tentes, le don de vivres de première nécessité. Les actions du ministère ont été accompagné par celles des volontaires et des organismes privés de développement en signe de la solidarité et de la fraternité entre Burkinabè.
Il faut noter cependant que l'aide d'urgence a ce jour est loin de combler l'ensemble des problèmes auxquels ces derniers y sont confrontés. Être déplacé dans son propre pays signifie le début d'une nouvelle vie en terre souvent inconnu et les problèmes n'en manquent pas. Voici le témoignage d'une personne vivant dans un site de déplacé interne a Ouagadougou: "Depuis notre arrivée ici, les bonnes actions ne manquent pas. Nous recevons et continuons de recevoir de la part des bonnes volontés, des vivres et des fournitures scolaires pour nos enfants''. Ce témoignage nécessite des interrogations car il ne montre que le bon coté de l'iceberg.
Cependant, nous fiant à nos observations et enquêtes sur le terrain, leur train de vie revêt une autre réalité. En effet, le problème de la scolarisation des enfants vivant sur les sites de déplacés internes (l plus souvent en grand nombre) est criard. Les écoles publiques se disant en effectif pléthorique leur refuse le droit aux salles de classes et ces derniers ne peuvent s'en remettre qu'aux de bonnes volontés afin d’être scolariser dans des établissements privés.
C'est pour cette raison que nous appelons l'ensemble des acteurs de solidarité a pencher vers les actions de développement plus tôt que l'aide humanitaire d'urgence. Les actions de développement supposent au préalable une connaissance de leur besoin immédiats afin d'agir dans la limite des possibilités. ''Donner du poisson a quelqu'un, dans l’immédiat il n'aura plus faim, mais apprenez lui a pêcher, il ne sera plus nécessaire de lui tendre du poisson''; tout ceci pour signifier qu'en fonction des zones d'habitations et des potentialités, des formations peuvent leur être délivrer afin qu'ils développer des activités génératrices de revenus. Certains en quittant leurs villages étaient soit agriculteur ou éleveur, une des solutions serait de leur concéder des terres pour labourer et aussi des microcrédits pour ce qui concerne l’élevage.
Nous osons penser que ces initiatives de développement personnel seront un bon appoint qui va leur permettre de subvenir à leur besoins et a ceux de leur famille en attendant que le phénomène du terrorisme soit atténuer, voire endiguer.
Quelques photos a titre illustratif (Images prises sur lefaso.net)

Des familles en déplacement

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| L'aide humanitaire d'urgence |
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| Aperçu d'abri sous tentes |
samedi 8 août 2020
Fin de la course pour le COVID-19
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| Sensibilisation sur le covid-19 |
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| Instant distribution de masques |
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| Remise symbolique de vêtements |
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| Don symbolique de masques |
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| Stop covid-19 |
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| Photo avec les bénéficiaires |
vendredi 3 avril 2020
Apprendre, connaître, transmettre pour éduquer
Selon le Petit Larousse illustré de 2005, ''l’enseignement est l’action, la manière de transmettre des connaissances''. De tous les métiers nobles qui existent sur la planète, l’enseignement se positionne comme un métier central car étant au début et à la fin de toute chose. C’est-à-dire que pour enseigner, il faut de la connaissance, et pour connaitre, il faut apprendre et se cultiver. Loin d’être une simple transmission de connaissances, elle est aussi la transmission de certaines qualités humaines. Comme tel, il est possible d’affirmer avec certitude que ‘’l’enseignement est un art’’. L’enseignement est le sujet central de cet article et va porter sur l’ouvrage monumental de James BANNER et Harold CANNON intitulé L’art d’enseigner publier en 2003 aux éditions Nouveaux-Horizons.
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| A lire absolument |
vendredi 28 décembre 2018
Tendre la main, une action noble et salutaire
Le bénévolat, une activité non rétribuée et librement choisie et qui s’exerce en général au sein d’une
institution, d’une association, d’une ONG, d’un syndicat à but non lucratif est depuis longtemps au
cœur des initiatives des jeunes. Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui sans attendre une
compensation d’aucune nature que ce soit est le moteur des bénévoles qui, chaque jour s’engagent à
rendre le sourire a des personnes marginalisées dans la société. C’est une opportunité pour eux de
s’engager dans le service communautaire. Parlant des couches sociales défavorisées figurent les
personnes en situation de détresse, c’est à dire les femmes (en situation carcérale), les orphelins, les
enfants vivant dans la rue, etc.
Jeune Burkinabé que je suis, avec d’autres jeunes conscients de mon pays, avions été les premiers
initiateurs d’un programme de bénévolat qui se nomme « December to remember » (se souvenir de
Décembre ou l’inverse). A l’origine, le programme naquit en 2017 au Nigeria d’un jeune entrepreneur en
vue d’aider les orphelins (au Burkina avec la nouvelle législation en vigueur on dira plutôt « les enfants en
situation de détresse ») de son Etat. En contextualisant avec le cas du Burkina Faso et en tenant compte
des réalités du moment, nous avons ciblés ces enfants qui sont réunis dans les centres d’accueil en vue
de leur réinsertion sociale, ce qui d’ailleurs est le programme majeur de la ministre en charge de la femme,
de la solidarité nationale et de la famille j’ai nommé madame Hélène Marie Laurence ILBOUDO.
C’est très enthousiasmé que le groupe de jeunes bénévoles (composé surtout d’étudiants) se sont lancés dans une campagne de collecte de dons (natures et espèces) au bénéfice de ces
enfants qui traversent toute l’année sans aucun témoignage d’empathie ou d’affection, et surtout n’ayant
pas accès à leurs besoins primaires. Des communications menées, nous avons reçu des dons en nature
(vêtements, chaussures, sacs) et aussi en espèce.
C’est ainsi que le 22 Décembre l’équipe de December to remember s’est rendu au centre nommer
Action Educative en Milieu Ouvert(AEMO) pour passer une journée inoubliable avec ces enfants. Les
enfants étaient enthousiasmés, non seulement de l’idée de nous voir, mais aussi du peu que nous leur
avons apporté. La toute première activité a consisté à nous familiariser avec ces enfants à travers le
dialogue franc. L’étape suivante a été de les aider à assainir leur cadre de vie, notamment leurs dortoirs.
C’est débordant d’énergie et de joie que tous ensemble nous nous sommes mis à nettoyer les dortoirs et
les matelas pour favoriser le mieux vivre dans un environnement sain. Afin de les galvaniser et à mettre
leur esprit a la fête, nous avons initié une partie barbecue en même temps que nous faisions le nettoyage.
Puis symboliquement nous avons remis aux responsables du centre les fruits de notre collecte. A la fin
une discussion éducative s’est imposé, puis est intervenu le partage du barbecue et de quelques amuse-
gueules. Quel a été le point positif de cette journée ?
Pour une première édition, et avec le temps que nous avons passé avec les enfants ce qu’on
a retenu est qu’« on ne donne pas parce qu’on en a en excès, mais plutôt parce qu’on sait ce que cela fait lorsqu’on en a pas ». D’aucuns diront que ce que je ne nous leur avons apporté est peu, mais nous restons sures
que nous avons contribué à changer quelque chose. Et nous ne comptons pas nous arrêter au mois de
décembre, mais plutôt formé un grand réseau de solidarité pour la cause de ces enfants et cela passe par
des actions et des plans concrets.
A tous ceux et toutes celles qui ont hésité à nous accompagner du fait de notre crédibilité et de
notre motivation sur le plan national, vous avez la preuve de notre sincérité et de notre sérieux à aller au
bout de notre combat avec nos moyens de bord. Et nous espérons que cette petite expérience vous
galvanise à nous rejoindre. A ceux et celles qui ont cru en nous dès le début et qui nous ont accompagnés de diverses manières, nous vous disons merci et espérons vous avoir à nos côtés pour la suite du combat
(en mettant aussi la main à la patte). Chers bénévoles, vous qui aviez bravé les intempéries et préjugés
pour faire de cette journée une réussite, les enfants comptent toujours sur vous. Surtout ne baissez jamais
les bras lorsque vous vous battez pour une cause que vous jugez nécessaire et absolu.
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| L'équipe de Dec2rem devant le centre AEMO |
Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d'année et surtout bonne et heureuse année 2019
Je
A très bientôt pour un nouvel article!
mardi 25 septembre 2018
Le volontariat au service du développement
Gandhi; Les lettres à l'Ashram (1937)
On a souvent tendance à dire que le développement d'un pays passe toujours par le dynamisme de sa jeunesse. Une jeunesse engagée, instruite et créative constitue toujours le socle d'un développement durable endogène, lequel développement passe surtout par des actions qui sont entreprises par ces jeunes. Parmi ces actions noble, le volontariat, service essentiel contribue en majeur partie au processus de développement des peuples. Cependant à quel enseigne?
En effet, au Burkina Faso, il existe des associations de volontaires nationaux, à l'image du Programme de volontariat national au Burkina(PVNB), créer depuis 2008, dont la mission à été de développer et de promouvoir l'engagement volontaire en mobilisant la population burkinabé, surtout les jeunes pour l'atteinte des huit(08) Objectifs du Millenaire pour le Développement(OMD) que le monde s'était fixé pour atteindre en 2015; puis de nos jours, pour l'atteinte les dix sept Objectifs de développement durable(ODD) d'ici 2030. Cette association travaille avec le concours d'associations de volontaires internationaux, telles que les Volontaires ONU ou encore les Volontaires de France.
Un Programme de volontariat, International citizen Service(ICS) mis en place depuis 2011 à contribuer à sa manière à l'atteinte de ces objectifs. La cible de ce programme à été les couches les plus marginalisées de notre société telles que les femmes et les personnes en situation de handicap. ICS à été une aubène pour ces différentes associations, d'abord à travers la signature de partenariat, mais aussi par la mise en œuvre de projets de développement durable au profit de ces populations cible. À quel point ICS a impacter le développement?
Ayant fait partie de la cohorte 22 de ce programme, nous avons été des acteurs de bien de réalisations.
Une équipe multiculturelle( la nôtre) composer de huit volontaires et de deux chefs d'équipe débarqua dans la cité du cavalier rouge(Koudougou) avec pour mission de travailler de concert avec des associations de personnes en situation de handicap pour le compte de l'ONG International Service(IS). Grande fut notre joie de constater les réalisations qui avaient été déjà faites par les cohortes passées. Le fait qui m'a marqué lors de mes premiers contacts avec ces personnes est qu'elles étaient pas complexer par leur situation sociale. En effet, leur handicap constituait une force majeure dans le processus de leur autonomisation, si bien que leur attentes vis à vis de notre cohorte étaient multiples.
Qu'avons nous donc réaliser durant notre séjour auprès de ces personnes?
Durant la course pour les dix semaines, nous avons continuer avec brio les cours de Français, d'anglais et d'informatique initié par les cohortes passées à leur égard. L'enthousiasme se lisait sur les visages de tous les apprenants qui ne ménagait aucun effort pour répondre à chaque fois présent aux dites séances.
Des séances de sensibilisation sur les droits des personnes en situation de handicap ont été délivrés dans quelques établissements de la ville et aussi dans un village environnant.
Pour le handiclub, une nouvelle discipline fut introduite en plus du handibasket, il s'agit du handball en fauteuil roulant dont la réception fut positive.
Pour l'autonomisation de ces personnes, des séances de formation en entrepreneuriat et en management des associations leur a été délivré pour leur permettre de booster leur secteurs d'activités. Les différentes formations reçues au préalable par ces associations(technique d'élevage, management, etc) ont connu des phases pratiques. À titre d'exemple, cet grand Monsieur, ( dont je préfère taire le nom) détenteur d'un atelier de confection de grillage compte à son actif plusieurs jeunes sans discrimination(validés et non) pour leur formation à un métier de la vie. Je n'oublie pas aussi cette grande dame, madame x, une référence dans la sous-région qui détient un salon de coiffure et emploi des jeunes filles pour leur auto-formation. Alors qu'elle lecture faire de ces deux figures de la région? Elles sont le prototype même de la lutte engagée, bien que marginalisées et stigmatisées dans leur environnement ne cessent de se battre pour une société juste et équitable, et aussi à se rendre utile partout où elles sont. Leur courage et leur dévouement doivent marquer les générations futures qui sont appelés à continuer leurs œuvres. Voici des personnes qui ont eu une chance et veulent faire profiter les autres. Et nous donc, que faisons nous pour soutenir et accompagner nos semblables à la réalisation de projets sociaux?
Je profite de cette petite expérience pour interpeller les gouvernements des pays africains, surtout celui du Burkina Faso à plus s'immiscer et à accompagner les actions des volontaires qui croient et se dévouent à une cause noble. Aucun développement ne peut passer par la marginalisation d'une couche sociale au profit d'une autre. On dit souvent que ''quand vous aidez un homme à se lever, vous aidez toute l'humanité à se relever''. ICS a ouvert le chemin, Monsieur et madame X ont ouvert le chemin, pourquoi pas vous? Tous ensemble pour un changement positif et durable.
"Volontaire un jour, volontaire pour toujours". A très bientôt pour de nouvelles aventures''
















