mercredi 17 novembre 2021

Quel Burkina Faso pour les générations prochaines?

Photo d'illustration

 L'Afrique a mal, le Burkina Faso a mal et souffre le martyr. Pourquoi tant de haines envers son prochain? La question reste posée.


Loin d'être un article comme j'aime l'écrire, je prend difficilement ma plume pour m'exprimer sur la situation sécuritaire actuelle au Burkina Faso.


Dans mon précédent article, je faisais cas de la situation délétère des Personnes Déplacées Internes (PDIs) dont le nombre est sans cesse croissant et des actions que nous devons mener pour leur autonomisation.

De l'ordre de 450 au début des conflits, ils sont des millions a trouver refuge dans des camps sous des abris de fortunes, exposés à toute sorte de danger, et là même ils ne sont toujours pas en sécurité.

Combien seront-ils en 2022,2025, 2030 si ce fléau persiste? Sachez bien que tous sans exceptions seront des déplacés, cette fois ci externes, vu que nul part nous serions en sécurité.

J'aime ce slogan qui rime bien <La vie est un combat>, lequel combat signifie se battre pour un lendemain meilleur. Ce combat s'est transformé de nos jours à ôter la vie d'autrui sans aucune raison valable. Et, vous, comme moi connaissons les causes de telles actes. 


Organiser des marches pour réclamer l'amélioration de la situation sécuritaire et la démission du parti au pouvoir sont des actes salutaires certes, mais qu'en est-il de notre responsabilité dans la perpétuation de ce fléau ? Déjà nos actions en disent long sur nous-meme. Nous véhiculons des informations de sources non vérifiées qui causent la psychose au sein de la population et surtout nos propos que je qualifierai  d'extravagants sur les réseaux sociaux participent à dégrader la situation. Nous devons commencer déjà à nous attaquer à ces problèmes pour arriver à booter ce fléau hors de nos contrées.


Je reste optimiste que vous qui me lisez alliez prendre des actions concrètes dans votre environnement immédiat afin de ne pas donner plus de terrain aux actes extrémistes qui mettent en mal notre bon vivre ensemble.


Que Dieu bénisse le Burkina Faso et l'Afrique toute entière.

mercredi 28 avril 2021

"Je suis déplacé interne"

  Le Burkina Faso, pays des Hommes intègres est depuis 2015 la cible des attaques des forces extrémistes. Le terrorisme conjugué à la pandémie du covid-19 sont des problèmes supplémentaires qui viennent se greffer à la faim qui est récurrent dans certaines zones le pays. 

   Selon le rapport du Conseil National de Secours d'urgence et de Réhabilitation (CONASUR) publié en Aout 2020: "Plus d'un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison du regain de violence au Burkina Faso.Ce chiffre représente une augmentation de 100 pour cent par rapport au début de l'année 2020, lorsque le Burkina Faso comptait quelque 450 000 déplacés internes. "

 Abibatou Wane, chef de mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burkina Faso affirme que: « Une personne sur 20 est aujourd'hui déplacée à l’intérieur du Burkina Faso. Ce chiffre est alarmant. La majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants, et leurs besoins sont énormes, surtout pendant la pandémie de COVID-19 qui a bouleversé une crise humanitaire déjà complexe et multidimensionnelle » 

Face a cette situation, quelle a été la réaction de l'appareil étatique Burkinabè , des organismes privés de développement et même des volontaires nationaux?

Aux premières heures du constat des cas de premiers déplacés internes, la première réaction de l'appareil étatique a été l'aide humanitaire d'urgence. Le ministère en charge de la solidarité a mené des actions en faveur de la prise en charge de ses personnes qui ont du délaissé leur villages, parfois n'ayant rien emporter avec eux a cause de la brusquasse des évènements pour se retrouver dans des endroits inconnus. Au nombre desdites actions on peut citer entre autres la mise en place des abris sous tentes, le don de vivres de première nécessité. Les actions du ministère ont été accompagné par celles des volontaires et des organismes privés de développement en signe de la solidarité et de la fraternité entre Burkinabè. 

Il faut noter cependant que l'aide d'urgence a ce jour est loin de combler  l'ensemble des problèmes auxquels ces derniers y sont confrontés. Être déplacé dans son propre pays signifie le début d'une nouvelle vie en terre souvent inconnu et les problèmes n'en manquent pas. Voici le témoignage d'une personne vivant dans un site de déplacé interne a Ouagadougou: "Depuis notre arrivée ici, les bonnes actions ne manquent pas. Nous recevons et continuons de recevoir de la part des bonnes volontés, des vivres et des fournitures scolaires pour nos enfants''. Ce témoignage nécessite des interrogations car il ne montre que le bon coté de l'iceberg.

Cependant, nous fiant à nos observations et enquêtes sur le terrain, leur train de vie revêt une autre réalité. En effet, le problème de la scolarisation des enfants vivant sur les sites de déplacés internes (l plus souvent en grand nombre) est criard.  Les écoles publiques se disant en effectif pléthorique leur refuse le droit aux salles de classes et ces derniers ne peuvent s'en remettre qu'aux de bonnes volontés afin d’être scolariser dans des établissements privés.

C'est pour cette raison que nous appelons l'ensemble des acteurs de solidarité a pencher vers les actions de développement plus tôt que l'aide humanitaire d'urgence. Les actions de développement supposent au préalable une connaissance de leur besoin immédiats afin d'agir dans la limite des possibilités. ''Donner du poisson a quelqu'un, dans l’immédiat il n'aura plus faim, mais apprenez lui a pêcher, il ne sera plus nécessaire de lui tendre du poisson''; tout ceci pour signifier qu'en fonction des zones d'habitations et des potentialités, des formations peuvent leur être délivrer afin qu'ils développer des activités génératrices de revenus. Certains en quittant leurs villages étaient soit agriculteur ou éleveur, une des solutions serait de leur concéder des terres pour labourer et aussi des microcrédits pour ce qui concerne l’élevage.

Nous osons penser que ces initiatives de développement personnel seront un bon appoint qui va leur permettre de subvenir à leur besoins et a ceux de leur famille en attendant que le phénomène du terrorisme soit atténuer, voire endiguer.

 

Quelques photos a titre illustratif (Images prises sur lefaso.net)  

 
Des familles en déplacement















L'aide humanitaire d'urgence

Aperçu d'abri sous tentes