L’actualité mondiale est de nos jours dominée par la situation sécuritaire que
traverse les pays touchés par le phénomène du terrorisme. Il est difficile de
nos jours de définir exactement ce que le terme désigne, mais en nous référant
au dictionnaire Le Robert est qualifié de terrorisme tout acte employant la
terreur à des fins idéologique, politique ou religieuse. Loin de faire une
genèse de l’histoire du terrorisme, il est évident que les groupuscules
terroristes qui sévissent de nos jours se rattachent aux deux grandes filiales
terroristes que sont Al Qaïda au Maghreb islamique-AQMI (1988) et l’organisation
ultraradicale Etat islamique (EI) encore appelé Daech (1999). Ces deux groupes d’obédience religieuse prônaient le salafisme qui peut se définir comme
un mouvement de restauration de la pureté de l’islam originel, c’est-à-dire
l’islam tel qu’il aurait été pratiqué à l’époque des califes, puis des
dynasties.
L’évolution du phénomène dans l’espace Ouest africain dénote
l’idéologie de leur instigateurs dans le sens où les groupes qui y opèrent usent parfois de voies pas très « religieuses »
pour parvenir à leur fin. Au Burkina Faso, selon les dires du commandant
François ZOUNGRANA (lors d'une sortie d'immersion), il existe deux grands groupes et une douzaine de
sous-groupes terroristes qui sévissent sur le territoire. A interpréter la forme
des différentes attaques, nous sommes tentés de croire qu'il s'agit du banditisme à grande échelle plus tôt que du terrorisme. La plupart des attaques
sont attribués à des individus armés non identifiés. Parmi les auteurs des
attaques, on dénombre des Burkinabè, des frères qui prennent les armes contre
leurs propres frères. A quoi cela est-il dû et quelles actions menées pour freiner
l’enrôlement de ces jeunes par les groupes ces terroristes ?
Selon un décompte de
l’Agence France-Presse (AFP), plus de 400 personnes ont été tuées au Burkina Faso entre 2015 et mai
2019. Et Human Rights Watch ajoute qu’au moins 256 civils ont été assassiné par
les djihadistes entre avril 2019 et janvier 2020. Ces chiffres sont alarmants vu le nombre pléthorique de déplacés internes que le pays enregistre de jours en jours. Ces derniers n'ont pour seul espoir que la paix revienne afin qu'ils puissent repartir dans leurs villages et mener leur vie d'antan. Des
frères sang s’entretuent, dévastent des villages entiers, pillent du cheptel et
sonne les populations de quitter les lieux. Ces jeunes se sont radicalisés et la
plupart des causes est rattaché à la pauvreté mais aussi aux défaillances du
système étatique face à son incapacité d’employer un grand nombre. Il faut
combattre ce fléau à la racine et pour se faire, il convient dans un premier
temps de mettre en place des politiques nationales et communautaires
pragmatiques pour améliorer les conditions socio-économiques des jeunes. Il
s’agit d’investir dans l’éducation et de faire de ce secteur la priorité des
priorités. Dans le cadre du Burkina Faso, force est de reconnaître que ce secteur n'est pas une préoccupation pour les gouvernants qui privilégient l'économie. Pour se faire, il faut adapter les formations reçues et les offres du marché de
travail car il ne sert à rien de se former dans un domaine dont les débouchées sont incertaines. Il s'agira là de faire un grand pas vers l'employabilité des jeunes qui diminuera considérablement le chômage. Les jeunes ont aussi leur part à jouer dans le processus de leur autonomisation.
En deuxième lieu, il appartient aux jeunes de prendre en main leur
destin pour une amélioration de leur condition de vie. Nous savons que les
demandes sont supérieures aux offres en matière d’emploi au Burkina Faso, de ce
fait, pour pallier ce phénomène il incombe aux jeunes de se tourner vers des
secteurs porteurs comme l’entreprenariat. C’est un domaine où les jeunes
rencontrent beaucoup d’obstacles tels que le manque de financement et l’appui
institutionnel. Cependant, il faut ajouter que les échecs sont souvent dûs à un
manque de confiance en soi et une motivation profonde. Nous avons plein d’exemples de
jeunes ayant réussi dans le domaine en partant de rien, mais la seule différence
est qu’ils se sont donnés corps et âmes pour atteindre les buts qu’ils se sont
fixés. Ces démarches éviteront a beaucoup de jeunes qui seront tenter par
l’appât du gain facile dont l’issue est la radicalisation à travers la prise
d’armes à des fins de tueries.
Dans la lutte contre le terrorisme, toutes les
composantes sociales ont leur rôle à jouer. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) font acte commun dans ce sens. il faut une
conjugaison des énergies pour arriver à bout de ce fléau et cela ne saurait se
faire sans la jeunesse, socle de développement de tout pays pour un maintient de la paix. J'ose espérer que ces écrits trouveront des échos favorable et contribueront à l'éveil des consciences.


belle analyse
RépondreSupprimerTrès belle analyse dans ce contexte alarmant. Vivement que des solutions soient trouvées afin que la paix reviennent dans notre chère patrie.
RépondreSupprimerVives félicitations.
RépondreSupprimerIl est bon que 90% des jeunes aient connaissance de ces idées et en soient pétris pour que notre FASO vive en paix et se développe harmonieusement.
Je partage pour "semer à tout vent."
Super
RépondreSupprimerVraiment belle initiative. Que Dieu nous garde
RépondreSupprimerTrès riche. Merci pour l'éveil de conscience dans le cadre de la lutte contre l'extrémisme violent.
RépondreSupprimerJe suis de tombé sur cet poste celaa me fortifie davantage a aimer ma patrie et je souhaite que beaucoup de jeune aie cette chance également , restons serein
RépondreSupprimerMerci à tous et à toutes pour les retours positifs. Ensemble nous allons y arriver
RépondreSupprimerJ'apprécie cette franchise !! bravo a vous.le Burkina Faso est notre partie,la terre de nos aïeux,de nos ancêtres.et dire qu'on est prêt a le léguer facilement,c'est faux!on,peut tjr sauver notre partie et espérer un lendemain meilleur si et seulement si nous faisons preuve de bonté et de bravoure ; et ça,avec le travail d'abord et a travers des petites gestes telle une la formation, l'information, l'éducation ect.et j'en passe.osez lutter et savoir vaincre💪.telle est notre devise. La patrie ou la mort, nous allons vaincre ✊✊
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