mercredi 28 avril 2021

"Je suis déplacé interne"

  Le Burkina Faso, pays des Hommes intègres est depuis 2015 la cible des attaques des forces extrémistes. Le terrorisme conjugué à la pandémie du covid-19 sont des problèmes supplémentaires qui viennent se greffer à la faim qui est récurrent dans certaines zones le pays. 

   Selon le rapport du Conseil National de Secours d'urgence et de Réhabilitation (CONASUR) publié en Aout 2020: "Plus d'un million de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays en raison du regain de violence au Burkina Faso.Ce chiffre représente une augmentation de 100 pour cent par rapport au début de l'année 2020, lorsque le Burkina Faso comptait quelque 450 000 déplacés internes. "

 Abibatou Wane, chef de mission de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Burkina Faso affirme que: « Une personne sur 20 est aujourd'hui déplacée à l’intérieur du Burkina Faso. Ce chiffre est alarmant. La majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants, et leurs besoins sont énormes, surtout pendant la pandémie de COVID-19 qui a bouleversé une crise humanitaire déjà complexe et multidimensionnelle » 

Face a cette situation, quelle a été la réaction de l'appareil étatique Burkinabè , des organismes privés de développement et même des volontaires nationaux?

Aux premières heures du constat des cas de premiers déplacés internes, la première réaction de l'appareil étatique a été l'aide humanitaire d'urgence. Le ministère en charge de la solidarité a mené des actions en faveur de la prise en charge de ses personnes qui ont du délaissé leur villages, parfois n'ayant rien emporter avec eux a cause de la brusquasse des évènements pour se retrouver dans des endroits inconnus. Au nombre desdites actions on peut citer entre autres la mise en place des abris sous tentes, le don de vivres de première nécessité. Les actions du ministère ont été accompagné par celles des volontaires et des organismes privés de développement en signe de la solidarité et de la fraternité entre Burkinabè. 

Il faut noter cependant que l'aide d'urgence a ce jour est loin de combler  l'ensemble des problèmes auxquels ces derniers y sont confrontés. Être déplacé dans son propre pays signifie le début d'une nouvelle vie en terre souvent inconnu et les problèmes n'en manquent pas. Voici le témoignage d'une personne vivant dans un site de déplacé interne a Ouagadougou: "Depuis notre arrivée ici, les bonnes actions ne manquent pas. Nous recevons et continuons de recevoir de la part des bonnes volontés, des vivres et des fournitures scolaires pour nos enfants''. Ce témoignage nécessite des interrogations car il ne montre que le bon coté de l'iceberg.

Cependant, nous fiant à nos observations et enquêtes sur le terrain, leur train de vie revêt une autre réalité. En effet, le problème de la scolarisation des enfants vivant sur les sites de déplacés internes (l plus souvent en grand nombre) est criard.  Les écoles publiques se disant en effectif pléthorique leur refuse le droit aux salles de classes et ces derniers ne peuvent s'en remettre qu'aux de bonnes volontés afin d’être scolariser dans des établissements privés.

C'est pour cette raison que nous appelons l'ensemble des acteurs de solidarité a pencher vers les actions de développement plus tôt que l'aide humanitaire d'urgence. Les actions de développement supposent au préalable une connaissance de leur besoin immédiats afin d'agir dans la limite des possibilités. ''Donner du poisson a quelqu'un, dans l’immédiat il n'aura plus faim, mais apprenez lui a pêcher, il ne sera plus nécessaire de lui tendre du poisson''; tout ceci pour signifier qu'en fonction des zones d'habitations et des potentialités, des formations peuvent leur être délivrer afin qu'ils développer des activités génératrices de revenus. Certains en quittant leurs villages étaient soit agriculteur ou éleveur, une des solutions serait de leur concéder des terres pour labourer et aussi des microcrédits pour ce qui concerne l’élevage.

Nous osons penser que ces initiatives de développement personnel seront un bon appoint qui va leur permettre de subvenir à leur besoins et a ceux de leur famille en attendant que le phénomène du terrorisme soit atténuer, voire endiguer.

 

Quelques photos a titre illustratif (Images prises sur lefaso.net)  

 
Des familles en déplacement















L'aide humanitaire d'urgence

Aperçu d'abri sous tentes


samedi 8 août 2020

Fin de la course pour le COVID-19

  

A l’aube de la nouvelle année 2020, le monde est confronté à une pandémie qui perdure et entache fortement le décollage économique et surtout le volet social. Loin d’être la première de l’histoire de l’humanité, la pandémie du coronavirus couramment appelé « COVID-19 », apparu pour la première fois à Wuhan (Chine) a réussi à faire le tour des continents en laissant derrière elle un véritable problème sanitaire. On désigne par le terme « COVID-19 » la maladie infectieuse causée par le dernier coronavirus qui a été découvert. Se manifestant à travers des symptômes identifiables, elle a fait déjà et continue de faire des milliers de victimes dans le monde entier. Face à ce fléau, les gouvernements des différentes Nations touchées ont procédé par une mise en place d’une batterie de mesures afin de stopper la propagation du virus. Ce sont entre autre le port obligatoire du masque de protection (couramment appelé cache-nez), le respect de la distance entre individus ( au moins un mètre), la mise en quarantaine des villes touchées et le cas extrême, le confinement général. Ces différentes mesures ont varié en fonction des États et également en fonction de la propagation, qu’elle soit rapide ou modérée.

    Dès les premiers cas confirmés, le Burkina Faso, à l’instar des autres États n’a manqué d’actions d’endiguement. Il allait de soi pour le « pays des Hommes intègres » de limiter les foyers de contamination. Cependant, le hic était comment arrivée à contenir la propagation du virus dans un pays ou plus d’une soixantaine d’ethnies aux us et coutumes différentes cohabitent ? Il appartient  pour cela d’impliquer tous les acteurs des différentes couches sociales pour l’entreprise d’actions salvatrices. Ces actions ne sauraient augurer une prise en compte sérieuse de la présence réelle de la maladie et les jeunes doivent donc être les premiers relais de l’information au sein de leurs communautés respectives.

    C’est ainsi qu’étant jeune et soucieux du bien-être sociale avec d’autres jeunes, nous avions apporté notre modeste contribution au combat contre « l’ennemi invisible ». Considéré par la couche jeune comme une maladie des personnes bien « aisées », il sied pour nous de lever le mythe autour de la maladie a coronavirus. C’est ainsi que déjà dans ma communauté de résidence, j’ai mené des actions de sensibilisation sur ce que je savais de la maladie et ainsi comment adopter les gestes pour se protéger.

    A l’échelle collectif et associatif, les alumni du programme ICS avaient auparavant initié une collecte de vêtements au profit des couches vulnérables, notamment les personnes déplacées internes (PDIs), victimes des actes des forces extrémistes. L’occasion était belle pour nous de leur témoigner notre solidarité, mais il fallait-il encore s’adapter au contexte du moment. C’est ainsi que par le biais du partenariat, l’association de jeunes ‘African Youth Initiative for Development (AYID) » a bien voulu apporter sa contribution à la collecte, notamment en mettant à disposition plus de 700 masques de protection.

    C’est dans une ambiance euphorique que alumni de ICS et des membres de AYID se sont rendus sur le site des déplacés internes pour ladite activité. Les moments importants de cette acte de solidarité ont été la séance de sensibilisation sur la maladie a coronavirus et les gestes à adopter pour éviter de contracter la maladie, ensuite est intervenu le don symbolique des vêtements collectés, puis enfin la distribution des masques de protection sur place et également dans les ménages des dits déplacés qui n’ont pas pu être présents pour la sensibilisation. 

    Notre modeste contribution à travers ces gestes n’a pour prétention aucune de faire de nous des héros de la lutte contre la maladie a coronavirus, mais, le geste vise à réaffirmer notre engagement social au profit des couches vulnérables, et partant de là le respect des droits de l’homme et des peuples. C’est également l’occasion pour nous de lancer une invitation à ceux et celles qui sont toujours sceptique quant à l’idée d’accompagner les initiatives des jeunes, notamment les activités de bénévolat. C’est le moment pour vous de laisser parler vos cœurs car non seulement la collecte continue sous forme de grande chaîne de solidarité nationale et vise cette fois-ci un autre site de déplacés interne, mais également, c’est une opportunité pour vous de vous investir dans le social. Merci à ceux et à celles qui se dévouent corps et âmes pour le bien-être des PDIs et tâchons de toujours garder haut le flambeau des actions humanitaires malgré les défis qui se posent a nous. Nous interpellons également le gouvernement afin qu'il  puisse reconnaitre à sa juste valeur l'œuvre des bénévoles en leur délivrant ne serai-ce que des attestations de reconnaissance pour leurs contributions multiples et multiforme à l'œuvre social.
Sensibilisation sur le covid-19





Instant distribution de masques




Remise symbolique de vêtements

Don symbolique de masques

Stop covid-19

Photo avec les bénéficiaires

Attestation de reconnaissance




vendredi 3 avril 2020

Apprendre, connaître, transmettre pour éduquer


    Selon le Petit Larousse illustré de 2005, ''l’enseignement est l’action, la manière de transmettre des connaissances''. De tous les métiers nobles qui existent sur la planète, l’enseignement se positionne comme un métier central car étant au début et à la fin de toute chose. C’est-à-dire que pour enseigner, il faut de la connaissance, et pour connaitre, il faut apprendre et se cultiver. Loin d’être une simple transmission de connaissances, elle est aussi la transmission de certaines qualités humaines. Comme tel, il est possible d’affirmer avec certitude que ‘’l’enseignement est un art’’. L’enseignement est le sujet central de cet article et va porter sur l’ouvrage monumental de James BANNER et Harold CANNON intitulé L’art d’enseigner publier en 2003 aux éditions Nouveaux-Horizons.

   « Il ne sert à rien de maitriser son cours ou de perfectionner ses techniques pédagogiques lorsqu’on n’a pas compris que pour faire bénéficier à nos élèves notre maitrise, il faut faire appel à des qualités personnelles qui sont sans relation avec la matière enseignée ou les théories pédagogiques ». Cette citation laisse déjà apercevoir que la maitrise du cours et des techniques pédagogiques de transmission du savoir ne suffisent guère pour mettre en exergue les talents de l’enseignant. Cette compensation est possible à travers la lecture et la culture personnelle. Les auteurs ont affirmé que « Apprendre suppose certes un effort considérable, mais enseigner suppose un effort plus considérable encore, car cela oblige à assumer davantage de responsabilités morales et humaines ». Pour ce faire, les deux auteurs ont élaboré dans leur ouvrage un guide en neuf (09) points sur les attitudes et rudiments dont l’enseignement devrait incarner afin de forger non pas seulement des apprenants, mais de véritables ‘’soldats intellectuels’’. Dans les lignes qui vont suivre, je vous partagerai ma compréhension de ce guide.

    Pour enseigner, il faut tout d’abord le SAVOIR. Le savoir c’est avoir ‘’l’esprit orné’’ et rempli de choses utiles. Ce savoir n’est pas statique, il faut le renouveler ou en faire une mise à jour. Dans le métier de l’enseignement, distinction doit être faite entre connaissance et information car disent-ils « l’information est au savoir ce que le son est à la musique ». Autrement dit, l’information est un des moteurs du savoir et c’est par elle que se crée le savoir ou la connaissance. Comment s’acquiert le savoir ? Elle s’acquiert sans hésitation financière, mais avec passion accompagner d’actes privés, individuels où parfois collectives. Pour enseigner, il faut maitriser son sujet, pour maitriser son sujet il faut apprendre beaucoup pour être non seulement celui qui délivre l’instruction, mais aussi celui qui conduit une réflexion. Et cet apprentissage se fait à travers la lecture de livres pour ainsi aller au-delà des connaissances immédiates. Chaque enseignant est un missionnaire de son domaine de prédilection, il doit cependant être capable de motiver les apprenants à poursuivre ce pour quoi il est dévoué, et se montrer ouvert aux connaissances des autres, notamment des apprenants. L’enseignant découvrira à travers ces connaissances spontanées, d’autres manières de penser, et dès lors, il franchira une autre étape de son professionnalisme. Il s’apercevra que le savoir est une fin en soi et la pensée, un monde illimité.

    Pour enseigner, il faut de l’AUTORITE. Cette autorité ne saurait s’assimiler au pouvoir. Elle peut être définit comme ‘’l’influence légitime qu’une personne exerce sur les autres’’. D’une part, cette autorité comporte une composante morale dans le sens où les rapports entre enseignants et apprenants sont liés à la justice, à l’empathie et à la vérité. Juridiquement, cette autorité découle du caractère officiel de leur emploi(enseignants). D’autre part, cette autorité n’a aucune connotation coercitive. L’autorité crée un climat favorable à un apprentissage sérieux ; l’autorité se rattache à la conduite et à l’attitude de l’enseignant qu’a ses connaissances ; elle encourage l’ambition des apprenants à vouloir devenir l’image de leur enseignant. L’autorité implique également une certaine distance formelle entre l’enseignant et l’apprenant, mais ne doit pas être confondu avec la popularité.

    L’enseignant doit faire preuve d’ETHIQUE professionnelle. L’éthique peut se définir comme ‘’l’ensemble des principes de bonnes conduite ou l’ensemble des systèmes de valeurs’’. Comment l’enseignant peut y parvenir ? Il s’agira pour lui de faire passer la satisfaction des besoins et du bien des apprenants avant toute autre considération. Pour cela, il doit s’abstenir de porter le moindre préjudice aux apprenants. A travers le contrat moral qui lie l’enseignant et l’apprenant, l’enseignant doit privilégier exclusivement l’équilibre. Il se doit d’incarner les principes auxquels il est attaché et taché d’inculquer les valeurs telles la vérité, l’honnêteté, la justice, le sens du bien aux apprenants. Cela passe aussi par le respect des mentalités, des coutumes et des croyances de ces derniers.

    Ensuite, l’ORDRE est important. L’ordre est le principal facteur permettant de garder une bonne relation et un bon climat entre l’enseignant et l’apprenant. L’enseignant doit cependant être un « meneur d’hommes », toujours savoir où aller, expliquer le où et le pourquoi. Savoir où aller implique d’être visionnaire, et pour ce faire, il doit se fixer des objectifs à court, moyen et long terme. L’ordre crée le calme, la discipline et convainc les apprenants de cette nécessité. L’ordre exige parfois l’imposition de certaines exigences afin de donner le bon exemple. C’est ainsi que le dicton latin dit « Paratus laborare, paratus scribere » ce qui signifie « Être prêt à travailler, être prêt à écrire ».

    L’IMAGINATION est aussi d’une importance capitale. Elle ne s’enseigne pas, mais elle est une capacité propre à l’enseignant lui permettant de se mettre à la place des apprenants, afin de prendre connaissance de leurs aspirations et désirs. Cette imagination commence par la conviction que le savoir est transmissible. C’est à ce moment qu’il est possible d’envisager des moyens susceptibles de stimuler l’apprentissage. L’imagination peut amener à envisager l’avenir des apprenants, ainsi que d’anticiper leurs besoins et réactions. Elle permet également à l’enseignant de faire preuve d’une créativité efficace, et de susciter des surprises et de l’intérêt. Enseigner est toujours un acte de foi et l’« imagination dans l’enseignement est une affaire de potentiel davantage que de réalisation».

    Pour enseigner, il faut également de la COMPASSION. Elle ne signifie pas ici une simple affection, mais également une réaction émotionnelle a l’ignorance des jeunes apprenants. C’est ce sentiment qui empêche l’enseignant de se montrer condescendant ou méprisant quand les efforts des apprenants semblent ineptes ou maladroit. Pour se faire, il doit bien connaitre sa cible, c’est-à-dire les apprenants. Cela lui permettra de maintenir élever les exigences. Pour compatir, il doit également doser soigneusement la carotte et le bâton, c’est-à-dire corriger les apprenants en s’arrangeant toujours à préserver leur dignité et leur amour-propre. Il doit s’interdire tout favoritisme tout en montrant une mesure parfaite des difficultés rencontrées par ces derniers. En présentant aux apprenants le travail comme un défi à relever, il doit refuser le dédoublement de sa personnalité, et toujours transmettre le savoir avec toute sa personnalité. Il ne doit cependant pas confondre compassion et charité, « être dur, mais juste », telle est la marque de la réussite éclatante de l’enseignant.

    La PATIENCE est aussi de mise. La patience est l’acceptation des limites des apprenants. Pour cela, l’enseignant doit tenir en compte les faiblesses de la jeunesse et donner aux apprenants le temps d’apprentissage nécessaire. L’enseignant doit veiller à ce que ces derniers acquièrent et développe leur maturité sans l’anticipé pour autant, c’est-à-dire éviter de leur demander d’avoir des qualités que leurs ainés peinent à maitriser. Le poète Horace dans les Odes disait que « la patience aide à supporter ce que l’on ne peut corriger ». Il ajoute cependant qu’il est aussi plaisant de rire un peu quand les circonstances s’y prêtent. La patience peut s’enseigner à travers l’exemple, comme le fait de ne pas se culpabiliser face aux échecs des apprenants ; comme le dit si bien un adage « la patience c’est le triomphe de la foi et de l’espérance sur le désespoir ».

    Le CARACTÈRE est aussi une caractéristique essentielle. Il concerne ici la personnalité même de l’enseignant. Certains incarnent ou copient la personnalité de leurs enseignants d’autrefois, ce qui fait d’eux des Êtres sans personnalité propre. La règle première c’est d’être soi-même, accepter son trait de caractère et en faire un atout au profit des apprenants. Afin de maitriser ses émotions, l’enseignant doit cultiver une certaine dose de stoïcisme, reconnaitre qu’il peut avoir des faiblesses et commettre des erreurs. L’enseignant doit également se montrer sociable, ne pas se sur impliquer ni se montrer indifférent face aux préoccupations sociale des apprenants. Il doit évoluer en fonction de son âge, concilier sa personnalité tout court à celle de l’enseignant qu’il est ; conciliation qui est susceptible de marquer davantage les apprenants.

    Et enfin, l’enseignement procure du PLAISIR. Dérivé du latin « placere », il signifie un sentiment, une sensation agréable et un divertissement pour ce que l’on fait. L’enseignement doit être un jeu intellectuel auquel le concours des apprenants est demandé. Ce plaisir doit toujours converser vers le sens de l’accroissement des capacités intellectuelles et des ambitions. Révéler les plaisirs et les joies que leur procure leurs connaissances et l’exercice de leur métier galvanise les apprenants sur le goût de l’enseignement certes, mais ils doivent également reconnaitre les difficultés de ce corps de métier. L’enseignant peut vivre ce plaisir à travers la réussite de ses anciens apprenants dans la vie professionnelle. Dans sa forme ultime, le plaisir de l’enseignant découle du fait de savoir que leurs apprenants ont appris quelque chose d’eux puisque « le plaisir apparait comme la seule composante illégitime du métier de l’enseignant ».


    Savoir, Autorité, Éthique, Ordre, Imagination, Compassion, Patience,  Caractère et Plaisir ; tels sont les neuf (09) principes directifs dans l’art d’enseigné. Cet ouvrage est incontournable dans la mesure ou chaque rubrique de ce livre étaye à travers des exemples précis les « bons et mauvais enseignants » et ce qu’est réellement le métier de l’enseignement. Pour ma part, le point positif à la fin de ma lecture est que j’ai reconnu certaines de ces qualités citées de la part de mes anciens professeurs dont je salue au passage la bravoure, tout en les remerciant d’avoir forger l’Être que je suis aujourd’hui. Je ne saurais passer sous silence le travail que tous les acteurs de l’éducation (parents jusqu’aux enseignants) abattent au quotidien, parfois au gré des péripéties pour une jeunesse et un monde meilleur. Mon souhait est que ces derniers continuent de toujours garder le flambeau haut afin de repousser très loin les limites de l'ignorance pour enfin bâtir une nation plus juste et plus prospère ou le bon vivre sera une vertu cardinale.

A lire absolument









vendredi 28 décembre 2018

Tendre la main, une action noble et salutaire


Le bénévolat, une activité non rétribuée et librement choisie et qui s’exerce en général au sein d’une
institution, d’une association, d’une ONG, d’un syndicat à but non lucratif est depuis longtemps au
cœur des initiatives des jeunes. Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui sans attendre une
compensation d’aucune nature que ce soit est le moteur des bénévoles qui, chaque jour s’engagent à
rendre le sourire a des personnes marginalisées dans la société. C’est une opportunité pour eux de
s’engager dans le service communautaire. Parlant des couches sociales défavorisées figurent les
personnes en situation de détresse, c’est à dire les femmes (en situation carcérale), les orphelins, les
enfants vivant dans la rue, etc.
 Jeune Burkinabé que je suis, avec d’autres jeunes conscients de mon pays, avions été les premiers
initiateurs d’un programme de bénévolat qui se nomme « December to remember » (se souvenir de
Décembre ou l’inverse). A l’origine, le programme naquit en 2017 au Nigeria d’un jeune entrepreneur en
vue d’aider les orphelins (au Burkina avec la nouvelle législation en vigueur on dira plutôt « les enfants en
situation de détresse ») de son Etat. En contextualisant avec le cas du Burkina Faso et en tenant compte
des réalités du moment, nous avons ciblés ces enfants qui sont réunis dans les centres d’accueil en vue
de leur réinsertion sociale, ce qui d’ailleurs est le programme majeur de la ministre en charge de la femme,
de la solidarité nationale et de la famille j’ai nommé madame Hélène Marie Laurence ILBOUDO.

 C’est très enthousiasmé que le groupe de jeunes bénévoles (composé surtout d’étudiants) se sont lancés dans une campagne de collecte de dons (natures et espèces) au bénéfice de ces
enfants qui traversent toute l’année sans aucun témoignage d’empathie ou d’affection, et surtout n’ayant
pas accès à leurs besoins primaires. Des communications menées, nous avons reçu des dons en nature
(vêtements, chaussures, sacs) et aussi en espèce.

 C’est ainsi que le 22 Décembre l’équipe de December to remember s’est rendu au centre nommer
Action Educative en Milieu Ouvert(AEMO) pour passer une journée inoubliable avec ces enfants. Les
enfants étaient enthousiasmés, non seulement de l’idée de nous voir, mais aussi du peu que nous leur
avons apporté. La toute première activité a consisté à nous familiariser avec ces enfants à travers le
dialogue franc. L’étape suivante a été de les aider à assainir leur cadre de vie, notamment leurs dortoirs.
C’est débordant d’énergie et de joie que tous ensemble nous nous sommes mis à nettoyer les dortoirs et
les matelas pour favoriser le mieux vivre dans un environnement sain. Afin de les galvaniser et à mettre
leur esprit a la fête, nous avons initié une partie barbecue en même temps que nous faisions le nettoyage.
Puis symboliquement nous avons remis aux responsables du centre les fruits de notre collecte. A la fin
une discussion éducative s’est imposé, puis est intervenu le partage du barbecue et de quelques amuse-
gueules. Quel a été le point positif de cette journée ?

  Pour une première édition, et avec le temps que nous avons passé avec les enfants ce qu’on
a retenu est qu’« on ne donne pas parce qu’on en a en excès, mais plutôt parce qu’on sait ce que cela fait lorsqu’on en a pas ». D’aucuns diront que ce que je ne nous leur avons apporté est peu, mais nous restons sures
que nous avons contribué à changer quelque chose. Et nous ne comptons pas nous arrêter au mois de
décembre, mais plutôt formé un grand réseau de solidarité pour la cause de ces enfants et cela passe par
des actions et des plans concrets.
 A tous ceux et toutes celles qui ont hésité à nous accompagner du fait de notre crédibilité et de
notre motivation sur le plan national, vous avez la preuve de notre sincérité et de notre sérieux à aller au
bout de notre combat avec nos moyens de bord. Et nous espérons que cette petite expérience vous
galvanise à nous rejoindre. A ceux et celles qui ont cru en nous dès le début et qui nous ont accompagnés de diverses manières, nous vous disons merci et espérons vous avoir à nos côtés pour la suite du combat
(en mettant aussi la main à la patte). Chers bénévoles, vous qui aviez bravé les intempéries et préjugés
pour faire de cette journée une réussite, les enfants comptent toujours sur vous. Surtout ne baissez jamais
les bras lorsque vous vous battez pour une cause que vous jugez nécessaire et absolu.


L'équipe de Dec2rem devant le centre AEMO

         Je vous souhaite de passer de très belles fêtes de fin d'année et surtout bonne et heureuse année 2019
Je
     A très bientôt pour un nouvel article!

mardi 25 septembre 2018

Le volontariat au service du développement

   <<Si nous cultivons l'habitude de rendre service, notre désir de servir s'accroîtra sans cesse et contribuera non seulement à notre propre bonheur, mais aussi au bonheur du monde en général.>>
Gandhi; Les lettres à l'Ashram (1937)

On a souvent tendance à dire que le développement d'un pays passe toujours par le dynamisme de sa jeunesse. Une jeunesse engagée, instruite et créative constitue toujours le socle d'un développement durable endogène, lequel développement passe surtout par des actions qui sont entreprises par ces jeunes. Parmi ces actions noble, le volontariat, service essentiel contribue en majeur partie au processus de développement des peuples. Cependant à quel enseigne?

En effet, au Burkina Faso, il existe des associations de volontaires nationaux, à l'image du Programme de volontariat national au Burkina(PVNB), créer depuis 2008, dont la mission à été de développer et de promouvoir l'engagement volontaire en mobilisant la population burkinabé, surtout les jeunes pour l'atteinte des huit(08) Objectifs du Millenaire pour le Développement(OMD) que le monde s'était fixé pour atteindre en 2015; puis de nos jours, pour l'atteinte les dix sept Objectifs de développement durable(ODD) d'ici 2030. Cette association travaille avec le concours d'associations de volontaires internationaux, telles que les Volontaires ONU ou encore les Volontaires de France.

Un Programme de volontariat, International citizen Service(ICS) mis en place depuis 2011 à contribuer à sa manière à l'atteinte de ces objectifs. La cible de ce programme à été les couches les plus marginalisées de  notre société telles que les femmes et les personnes en situation de handicap. ICS à été une aubène pour ces différentes associations, d'abord à travers la signature de partenariat, mais aussi par la mise en œuvre de projets de développement durable au profit de ces populations cible. À quel point ICS a impacter le développement?

Ayant fait partie de la cohorte 22 de ce programme, nous avons été des acteurs de bien de réalisations.
Une équipe multiculturelle( la nôtre) composer de huit volontaires et de deux chefs d'équipe débarqua dans la cité du cavalier rouge(Koudougou) avec pour mission de travailler de concert avec des associations de personnes en situation de handicap pour le compte de  l'ONG International Service(IS). Grande fut notre joie de constater les réalisations qui avaient été déjà faites par les cohortes passées.  Le fait qui m'a marqué lors de mes premiers contacts avec ces personnes est qu'elles étaient pas complexer par leur situation sociale. En effet, leur handicap constituait une force majeure dans le processus de leur autonomisation, si bien que leur attentes vis à vis de notre cohorte étaient multiples.
Qu'avons nous donc réaliser durant notre séjour auprès de ces personnes?

Durant la course pour les dix semaines, nous avons continuer avec brio les cours de Français, d'anglais et d'informatique initié par les cohortes passées à leur égard. L'enthousiasme se lisait sur les visages de tous les apprenants qui ne ménagait aucun effort pour répondre à chaque fois présent aux dites séances.
Des séances de sensibilisation sur les droits des personnes en situation de handicap ont été délivrés dans quelques établissements de la ville et aussi dans un village environnant.
Pour le handiclub, une nouvelle discipline fut introduite en plus du handibasket, il s'agit du handball en fauteuil roulant dont la réception fut positive.
Pour l'autonomisation de ces personnes, des séances de formation en entrepreneuriat et en management des associations leur a été délivré pour leur permettre de booster leur secteurs d'activités. Les différentes formations reçues au préalable par ces associations(technique d'élevage, management, etc) ont connu des phases pratiques. À titre d'exemple, cet grand Monsieur, ( dont je préfère taire le nom) détenteur d'un atelier de confection de grillage compte à son actif plusieurs jeunes sans discrimination(validés et non) pour leur formation à un métier de la vie. Je n'oublie pas aussi cette grande dame, madame x, une référence dans la sous-région qui détient un salon de coiffure et emploi des jeunes filles pour leur auto-formation. Alors qu'elle lecture faire de ces deux figures de la région? Elles sont le prototype même de la lutte engagée, bien que marginalisées et stigmatisées dans leur environnement ne cessent de se battre pour une société juste et équitable, et aussi à se rendre utile partout où elles sont. Leur courage et leur dévouement doivent marquer les générations futures qui sont appelés à continuer leurs œuvres. Voici des personnes qui ont eu une chance et veulent faire profiter les autres. Et nous donc, que faisons nous pour soutenir et accompagner nos semblables à la réalisation de projets sociaux?

Je profite de cette petite expérience pour interpeller les gouvernements des pays africains, surtout celui du Burkina Faso à plus s'immiscer et à accompagner les actions des volontaires qui croient et se dévouent à une cause noble. Aucun développement ne peut passer par la marginalisation d'une couche sociale au profit d'une autre. On dit souvent que ''quand vous aidez un homme à se lever, vous aidez toute l'humanité à se relever''. ICS a ouvert le chemin, Monsieur et madame X ont ouvert le chemin, pourquoi pas vous?   Tous ensemble pour un changement positif et durable.
 
   "Volontaire un jour, volontaire pour toujours". A très bientôt pour de nouvelles aventures''

lundi 6 août 2018

Volunteering, testimony of an experience with International Citizen Service (ICS)

Volunteering, which can be defined as a formal commitment for a limited period of time, has been contributing for several years to the achievement of the Sustainable Development Goals (SDGs). Every year in the world, millions of young people volunteer to serve in their community and internationally. The International Citizen Service (ICS) volunteer program funded by the British NGO International Service (IS) has changed the lives of many young people in Burkina Faso.

 International Citizen Service (ICS) is an international volunteering program led by the UK Government for young people aged 18 to 25. It aims to enable many young people around the world to experience service in their communities for positive change.
For my part, in my home country, this program was beneficial in many ways.
My main goal was to improve my English, which was possible through the brewing with the British volunteers. Therefore, the language barrier is no longer a limit  to my personal and professional development.

ICS is the spirit of teamwork. The dedication to achieving the objectives of the program engaged ardor, a synchronized work; and this stimulated my confidence by valuing my little experience and my skills by others. For "sensitive souls", this allows the improvement of mental health.
ICS was also a challenge for me because my responsability, with my British teammate was to update the web pages of the group, publish each week a bilingual blog to make visible our actions on social networks, what I had not done before .

On a professional level, the work done by the team, in partnership with the associations of people living with disability, allowed to develop a network of support because of the regular contact with these people. For example, in Koudougou, there is a fantastic Handibasket team, a sport similar to basketball, the only difference being that it is played in a wheelchair. I was stunned the first time I saw them play.

In addition to the humanist values ​​offered by volunteering, ICS allowed the improvement of my curriculum vitae (CV). Starting from zero professional experience, I am now competitive in the plan of employment because employers have a habit of hiring people interested in helping their community and making a positive impact in the world.

Thought doing a good action is good, but found the perfect setting to do it is even better. And for me ICS was this frame and if it happened that I had to do it again, it will always smile.
Every young Burkinabé should even for a moment do a similar action because the rewards of this activity are worth more than any financial compensation.

I can't end without thanking the NGO International Service for giving me this unique opportunity to do things that I could not do in my environment. As ICS's slogan says, "Challenge yourself to change your world," every young person must be one of the drivers that will drive change in their community, in their country and around the world.
                           The best is yet to come.

Volontariat, témoignage d'une expérience vécue avec International Citizen Service(ICS)

Le volontariat qui peut se définir comme un engagement formel pour une durée limitée à plein temps contribue depuis plusieurs années à l'atteinte des Objectifs de Développement Durable(ODD). Chaque année dans le monde, de millions de jeunes s'engagent volontairement pour le service dans leur communauté et aussi à l'échelle international. Le programme de volontariat de International citizen Service(ICS) financé par l'ONG britannique International Service(IS) a changé la vie de beaucoup de jeunes burkinabé.

 International Citizen Service(ICS) est un programme de volontariat international financé par le gouvernement britannique destiné aux jeunes de 18 à 25 ans. Il a pour objectif de permettre a plusieurs jeunes à travers le monde de faire une expérience à travers le service dans leurs communautés pour un changement positif.
Pour ma part, en placement dans mon pays d'origine, ce programme fut bénéfique sur plusieurs plans.
Mon objectif premier était d'améliorer mon anglais, ce qui fut possible grâce au brassage avec les volontaires britanniques. Dès lors, la barrière linguistique n'est plus un frein pour mon Développement personnel et professionnel.

ICS c'est l'esprit du travail d'équipe. Le dévouement pour l'atteinte des objectifs du programme à engagé de l'ardeur, un travail synchronisé; et cela a stimulé en moi une confiance du fait de la valorisation de mon peu d'expérience et mes compétences par les autres. Pour les ''âmes sensibles'', cela permet l'amélioration de la santé mentale.
ICS à été aussi un défi pour moi car devant, avec mon coéquipier britannique tenir à jour les pages web du groupe, publier chaque semaine un blog bilingue pour rendre visible nos actions sur les réseaux sociaux, ce qu'auparavant j'avais pas encore fait.

Sur le plan professionnel, le travail abbattu  par l'équipe, en partenariat avec les associations de personnes vivant avec un handicap à permit de développer un réseau de soutient du fait du contact régulier avec ces personnes. À titre d'exemple, à  Koudougou, il existe une fantastique équipe de Handibasket, sport similaire au Basket, la seule différence est qu'elle se joue en fauteuil roulant. J'ai été stupéfait la première fois que je les ai vu jouer.

En plus des valeurs humanistes offertes par le volontariat, ICS à permit l'amélioration de mon curriculum vitae(CV). Parti de zéro expérience professionnel, je suis maintenant compétitif sur le plan de l'emploi, car les employeurs ont pour habitude d'embaucher les personnes intéressées à aider leur communauté et à avoir un impact positif dans le monde.

Pensé faire une bonne action c'est bien, mais trouvé le cadre idéal pour le faire c'est encore mieux. Et pour moi ICS à été ce cadre et s'il arrivait que je devais le refaire à nouveau, sa sera toujours avec le sourire.
Chaque jeune Burkinabé devrait ne serait-ce que pour un moment faire une action similaire car les récompenses de cette activité valent plus que toute compensation financière.

Je ne saurai terminer sans remercier l'ONG International Service qui m'a offert cette opportunité unique d'accomplir des choses que j'aurai pas pu faire dans mon environnement. Comme le slogan de ICS le dit ''Challenge yourself to change your world'', chaque jeune doit être un des moteurs qui va booster le changement  dans sa communauté, dans son pays et dans le monde.
                           Le meilleur reste à venir.